VIVANT

La révolution du vivant

Le développement de nouvelles technologies, associé aux approches pluridisciplinaires, a permis des avancées spectaculaires des connaissances du vivant. De l’exploration du monde microbien et la découverte de nouvelles formes de vie à la compréhension du fonctionnement du cerveau, le vivant connaît une véritable révolution.


La recherche


Une protéine, vigie contre la tuberculose

Avec plus d’1,5 million de morts recensés chaque année, la tuberculose reste la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. Une réaction immunitaire excessive provoquant la destruction progressive du tissu pulmonaire est la cause principale du décès des personnes infectées.

DCIR, un récepteur à la surface des cellules dendritiques

Afin de décrypter les rouages moléculaires en cause, des chercheurs de l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale1CNRS/Université de Toulouse Paul Sabatier se sont intéressés à la protéine membranaire DCIR située sur les cellules dendritiques, une catégorie de cellules immunitaires. Ils ont d’abord étudié les mécanismes de la réaction inflammatoire chez des souris incapables d’exprimer cette protéine, après leur avoir injecté le bacille de la tuberculose. L’équipe a constaté que ces souris généraient davantage de lymphocytes T produisant l’interféron-gamma, une substance responsable de l’activation des macrophages, les cellules infectées par le bacille. Or, si cette cascade de réactions a pour effet de limiter la prolifération du pathogène dans l’organisme, elle accroît aussi l’inflammation au niveau des poumons qui se détériorent irrémédiablement.

La perspective de contrôler la réponse immunitaire

Ces résultats confirment de précédentes recherches qui avaient démontré que des souris saines dépourvues de protéines DCIR développaient plus souvent des maladies auto-immunes en vieillissant. Ils renforcent ainsi l’hypothèse selon laquelle ces récepteurs sont ciblés par des molécules émises par l’hôte en cas de réaction inflammatoire. L’ensemble de ces travaux laisse entrevoir la possibilité de contrôler la réponse immunitaire via des substances chimiques agissant directement sur les récepteurs DCIR. Il serait dès lors envisageable de stimuler la réponse immunitaire lorsque celle-ci se révèle incapable de combattre une maladie ou, au contraire, freiner l’inflammation avant qu’elle ne devienne incontrôlable.

PNAS, janvier 2017

Source : DCIR : une molécule qui régule l’immunité contre la tuberculose

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Innovation


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En bref


Momentum retient 19 projets


Le programme Momentum a dévoilé ses lauréats, retenant 19 projets sur les 430 dossiers éligibles. Lancé en 2016, ce programme s’adresse aux scientifiques de toute nationalité ayant obtenu leur doctorat depuis moins de huit ans et soutenant des recherches innovantes dans des domaines émergents et transdisciplinaires. Les chercheurs bénéficient d’un financement allant jusqu’à 60 000 euros par an pour une période de trois ans.