Des cartes du bruit participatives


L’application mobile NoiseCapture permet d’élaborer des cartes du bruit au plus près de la réalité, en privilégiant une approche collaborative.

L’application, développée par des chercheurs du CNRS et de l’IFSTTAR1Du Laboratoire des sciences et techniques de l’information, de la communication et de la connaissance – Lab-STICC (CNRS/Université Bretagne-Sud/ENI Brest/ENSTA Bretagne/Université Bretagne Occidentale/Institut Mines Télécom) et du Laboratoire d’acoustique environnementale de l’IFSTTAR, l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux., permet d’établir une cartographie de l’environnement sonore en milieu urbain. « Nous en sommes à 22 000 téléchargements », se réjouit Erwan Bocher, du Lab-STICC à Vannes.

Depuis quelques années, les grandes agglomérations européennes doivent faire des cartes de bruit. Mais les modèles utilisés reposent sur des approximations, nécessitent des temps de calcul importants et les données d’entrée sont difficiles à acquérir. « Par ailleurs, l’évaluation de la perception de l’environnement sonore par les usagers n’est pas prise en compte, précise Erwan Bocher, or il est important d’associer leurs ressentis », le bruit mesuré ne traduisant pas forcément la nuisance.

Pour s’affranchir de ces limites, NoiseCapture s’intègre dans un dispositif collaboratif où la chaîne de l’information, de l’acquisition à la restitution cartographique, est totalement maîtrisée. Reposant sur des logiciels et des standards ouverts, l’application ouvre la recherche sur l’environnement sonore au grand public et aide les collectivités à mettre en place des plans d’actions ciblés. Cette approche s’inscrit dans une démarche participative. « Nous sommes aujourd’hui attentifs aux nouveaux usages émergeant dans notre communauté d’utilisateurs, qu’ils soient scientifiques ou citoyens » note Erwan Bocher.